Comment améliorer la qualité de son code .net, tout de suite, pour 0€, avec Azure DevOps ?

Dès que l'on parle DevOps, et qualité, on s'attends à vir arriver la grosse artillerie. Des solution couteuses, et/ou compliquées.

Fort heureusement avec Azure DevOps, il existe une solution simple et qui fonctionne "out of the box"

Il s'suffit d'activer la couverture de code lors des builds. En plus de rapports très complets, la première page de ceux-ci fourni une indication sur les méthodes qui peuvent poser problèmes (crap code , complexités).

Information 
Line coverage 
Branch coverage 
Method coverage 
Parser: 
MultiReport (14x Cobertura) 
4089 
Assemblies: 
98% 
Covered lines: 
12 
Uncovered lines: 
48 
88% 
Covered branches: 
856 
Classes: 
216 
Feature is only available for sponsors 
Total branches: 
964 
Files: 
224 
Coverable lines: 
4137 
Total lines: 
12242 
Branch coverage: 88.7% 
Upgrade to PRO version 
Tag: 
Line coverage: 
98.8% 
Risk Hotspots 
Cyclomatic 
Assembly 
Class 
Method 
Crap Score 
complexity 
52 
52 
22 
22 
20 
20 
18 
18 
16 
16

Simple à mettre en place, et rapide à prendre en main.

Bien évidemment, vous n'avez pas tous les raffinements d'un NDepend, ou d'un Sonar mais c'est un début, et cela ne coute rien.

Jérémy Jeanson

CS9113: le petit warning qui mériterait une plus longue description.

Je profite de cet article pour mettre en avant un petit warning, dont la description est très peu parlante sortie de son contexte :

CS9113: Parameter is unread.

Celui-ci concerne une classe qui utilise un constructeur principal. L'un des arguments du constructeur n'est pas utilisé. Il peut donc être supprimé.

Petite référence vers la documentation : Resolve errors related to constructor declarations and module initializers - C# reference | Microsoft Learn

En soi, rien de bien compliqué. Mais je trouve la description "CS9113: Parameter is unread" un peu courte. Dans mon cas, je venais de modifier le code concerné. J'ai donc vite compris l'origine du problème. Hors contexte, j'aurai préféré une description un peu plus longue comme le "CS0168: The variable 'var' is declared but never used".

Jérémy Jeanson

L'IA va-t-elle changer le rôle des Pull Requests en entreprise ?

Je souhaiterais aborder aujourd'hui un sujet qui me trotte dans la tête depuis quelques mois : le rôle des Pull Requests en entreprise à l'ère de l'IA.

Spoiler alerte :

Contrairement à mes mauvaises habitudes, je ne donnerai pas mon avis définitif avant la conclusion. Il va donc falloir lire cet article pour comprendre (article rédigé sans IA, un véritable article Bio… na!)

Un petit regard dans le rétroviseur

Pour être parfaitement honnête avec vous, je dois commencer par un petit avertissement. Je n'aime pas les Pull Requests (PR) en entreprise. Je comprends parfaitement leur rôle dans le domaine de l'Open Source, où les contributions doivent rester sous contrôle pour éviter toute dérive du projet, ou tout acte malveillant (même si par le passé, des projets se sont fait pirater malgré les PR).

En entreprise, chacun partage un objectif commun. Forcer l'usage des PR peut avoir des effets pervers :

  • Déresponsabilisation.
  • Goulot d'étranglement.
  • Nivellement de l'équipe vers le bas … (déjà vécu du fait d'une personne qui avait pris l'ascendant sur l'équipe, mais qui n'avait pas le niveau technique attendu).
  • Livraisons retardées du fait de PR en attente depuis trop longtemps…et devenues difficiles à fusionner

Un grand pas en avant

Mais avec l'arrivée des Agents IA, il faut bien revoir sa copie. On ne peut pas permettre à une IA de pousser du code sans contrôle.

Deux cas se présentent à nous :

  • On utilise exclusivement les agents sur son PC. On doit alors valider localement la branche modifiée avant de demander sa  fusion (ex : VS Code Agents…. j'adore!!!! )
  • On utilise une solution déportée comme GitHub Copilot, et ses agents cloud. On doit alors valider les PR émises par les agents.

Le second scénario ne serait pas envisageable sans PR. Même moi, je suis enchanté d'utiliser la PR de la sorte. J'étais comme un gamin quand j'ai vu ma première PR proposée par GitHub Copilot.

Le danger imprévisible (ou pas)

Il y a un élément que je n'avais pas envisagé…

Aujourd'hui, avec l'habitude, j'ai appris à réduire les codes, et commentaires inutiles produits par l'IA. Plus, tout ce que l'on a tendance à classer dans la catégorie "Slop". L'IA me fait perdre moins de temps que par le passé. Oui, au début, je perdais du temps en utilisant l'IA, je n'ai pas honte de le dire. Mais je ne m'attendais pas à ce que l'on utilise volontairement l'IA pour générer du Slop. À ma grande surprise, il existe maintenant une tendance dite du Workslop. Pour certain, le Workslop est involontaire, pour d'autres, il l'est.

Et là,… mon monde s'effondre. La PR peut devenir plus chronophage que jamais à cause des personnes qui vont utiliser l'IA.

Conclusion

Oui, la PR peut présenter un grand intérêt en entreprise. Mais il va falloir recadrer son usage :

  • Limiter sa portée.
  • Limiter le nombre de lignes, et de classes impactées.
  • Ne pas limiter la validation des PR à un seul groupe de personnes, ou à une seule personne.

On notera que j'ai fait un très gros effort pour ne pas parler de Vibe Pull Request. Mais le vrai danger est là.

Jérémy Jeanson

L'IA leur a permis d'écrire le code le plus innovant qui soit !

Avez-vous, vous aussi, la fâcheuse tendance de partager le code que l'IA a généré pour vous sur LinkedIn ?

Si tel est le cas, arrêtez tout de suite.

Pourquoi ?

Partager ce code, c'est un peu comme partager une photo de la dernière bêtise de vos enfants, ou toute autre absurdité que vous ou votre entourage risquez de trainer à vie comme de grosses casseroles.

… Oui j'annonce la tonalité de cet article. Certain le prendront pour un coup de guelfe, d'autre pour une mise en garde. Je pense que la vérité se trouve un peu entre les deux.

Mes observations

LinkedIn est un formidable outil de communication. Mais certains en font un peu trop quand il s'agit de parler de l'IA, ou de son usage. On nous parle :

  • D'applications professionnelles réalisées en un jour.
  • De juniors qui font le travail de trois séniors en un jour avec une qualité de code exceptionnelle.
  • De pipelines de CI/CD qui s'écrivent tout seuls.
  • De repos git qui voient le nombre de leurs commits quotidiens multiplient par 100 depuis que l'IA est utilisée.
  • D'agents qui découvrent des bugs.
  • D'agents qui résolvent des problèmes insolubles.
  • etc.

Il y du vrai, et un parfois peu d'esbroufe. Mais il a aussi ce moment exceptionnel, où certains partagent un code, un lien vers un repos, ou une vidéo : “l'IA nous a permis d'écrire le code le plus innovant qui soit !”

Et là, c'est le drame :

  • Anti-patterns à gogo.
  • Boucles imbriquées.
  • Multiples conventions de nommages.
  • Nommage des variables incomprehensible.
  • Librairies obsolètes.
  • Dépendances qui font double usage.
  • Documentation des entêtes de méthode inutilement verbeuse.
  • Méthode inutilisée.
  • Doublons.
  • Secrets dans le repos.
  • Beaucoup de commit inutiles pour faire un pas en avant, et deux pas en arrière.
  • etc.

Tout ce qu'un développeur expérimenté n'a pas envie de voir.

Pour faire simple :

Un code tout neuf, et déjà considéré comme "legacy".

Conclusion

Utiliser l'IA, c'est sympa. Mais il faut savoir la dompter, et cela ne se fait pas en cinq minutes.

Pour les développeurs qui manquent peut-être un peu d'expérience, je recommande vivement de doubler l'usage de l’IA avec de vraies vraies recherches, et d'utiliser des d'outils fiables pour valider le code produit.

Pour le développeur .net, on se rappellera que :

  • Microsft Learn peut être utilisé par l'IA comme source de vérité.
  • L'IA peut suivre et respecter facilement un TDD (avec Moq, solutions d'injection fournies en standard par .net, et tests d'intégrations).
  • Code Analysis est obligatoire
  • NDepend est le "must have" si vous voulez être en mode "ceinture et bretelle".

Plus les règles applicable à tout language.

  • Le code produit par l'IA doit compiler sans warnings.
  • 100% du code produit doit être relu avant fusion.
Jérémy Jeanson

Comment définir le flag --trusted-proxy-ip d'une instance OAuth2 Proxy hébergée via Kubernetes ?

Depuis sa version 7.15.2, OAuth2 Proxy dispose d'un nouveau flag permettant de renforcer sa sécurité : --trusted-proxy-ip. Celui-ci définit les reverse-proxy autorisés à envoyer des entêtes X-Forwarded-*. Ce flag doit être renseigné avec des IPs, ou une plage d'IP.

Dans le cas d'un cluster Kubernetes, les reverse-proxy à autoriser sont fournis par les Ingress, ou Gateway API. Pour connaitre les IPs, il faut donc interroger son cluster afin d'obtenir la plage d'IP affectée aux pods d'Ingress / Gateway API.

Par exemple : sur un cluster RKE2 utilisant Traefik, les pods intéressants sont dans le namepace kube-system. On peut utiliser la commande suivante pour obtenir la liste des pods avec leurs IPs :

Pour Windows


kubectl get pod -n kube-system -o wide | Select-String traefik

Pour Linux


kubectl get pod -n kube-system -o wide | grep traefik

Exemple de sortie :


helm-install-rke2-traefik-xxx1 0/1     Completed   0                3d5h   10.42.3.44    xx1    <none>           <none>
helm-install-rke2-traefik-xxx2 0/1     Completed   0                3d5h   10.42.0.117   xx2    <none>           <none>
rke2-traefik-xxx1                       1/1     Running     0                3d5h   10.42.3.88    xx1    <none>           <none>
rke2-traefik-xxx2                       1/1     Running     0                3d5h   10.42.0.120   xx2    <none>           <none>
rke2-traefik-xxx3                       1/1     Running     0                3d5h   10.42.2.107   xx3    <none>           <none>
rke2-traefik-xxx4                       1/1     Running     0                3d5h   10.42.1.232   xx4    <none>           <none>

On peut en conclure que les Ips utilisées seront sur la plage 10.42.0.0/16.

Dans le fichier de déploiement de OAuth2 Proxy il suffit d'ajouter la variable d'environnement OAUTH2_PROXY_TRUSTED_PROXY_IPS avec la valeur 10.42.0.0/16.

Exemple :


env:
  # Reverse proxy
  - name: OAUTH2_PROXY_REVERSE_PROXY
    value: "true"
  - name: OAUTH2_PROXY_TRUSTED_PROXY_IPS
    value: "10.42.0.0/16"
Jérémy Jeanson